La compagnie


La compagnie To Mix Or Not a été créée en 2009 par Marie Phliponeau, danseuse et chorégraphe.

Entraînée par les premières générations de danseurs qui ont posé les bases de la culture hip hop en France - notamment Boubacolorz et Ange Koué, Marie Phliponeau a développé son parcours de danse en se formant aux différentes techniques et sensibilités de la danse hip hop. Elle a suivi des cours académiques dans différentes écoles de danse (F.A.M.E, Studio L’Envol, Paris Centre - Centre Rick Odums, Studio Harmonic, Cité Véron, Juste Debout School, ...). Elle s’est formée dans des lieux informels pendant plusieurs années, notamment dans les sous-sols de la Défense, lieu d’entraînement des danseurs parisiens au cours des années 2000. En parallèle de sa formation en danse, elle a suivi un parcours universitaire qui débuta par des classes préparatoires littéraires - hypokhâgne et khâgne au Lycée Fénelon (Paris). Elle a ensuite obtenu un doctorat en anthropologie (Université Paris 8) et a développé une activité d’enseignement et de recherche (EHESS).

Marie Phliponeau utilise et mobilise les méthodes et les questionnements de la recherche en anthropologie pour aborder ses propres créations chorégraphiques. Elle cherche ainsi à saisir le rapport de la danse à son espace et à son temps, elle essaye d’expliciter le lien qui existe entre un geste et le monde qui l’a vu naître, de comprendre le rapport entre un tout et les éléments qui le composent.

Elle construit ses pièces chorégraphiques en partant de sa propre pratique et en la questionnant : que se passe-t-il si on projette un art chorégraphique déterminé dans d’autres mondes, si on le déplace dans d’autres espaces-temps. Ce qui surgit est alors de l’ordre de l’hybridation, des formes chorégraphiques émergent aux identités composites.

La question du dispositif et du cadre est centrale pour comprendre le processus de création. Comment le cadre dans lequel se déploie la danse détermine-t-il la gestuelle, le sens, l’écriture? Quel dispositif chorégraphique fait émerger quelle(s) danse(s) ? Les créations de la compagnie posent la question du (des) lieu(x) de la danse : d’où je danse ? Depuis quel(s) lieu(x) ma danse se déploie ?

La danse est relative. Le corps du danseur est au croisement de différents espaces, territoires, histoires. Ces mondes s’entrecroisent, s’interpénètrent, interfèrent. Certaines choses se voient, d’autres sont dissimulées, d’autres encore sont invisibles à l’œil nu. Marie Phliponeau travaille également sur le récit ; un récit qui s’efface au profit du détachement, de l’inconscient, de l’abandon de soi. Le pouvoir du signifiant se dissout au contact du geste, de la sensation, de la modification des états de corps. Le récit peut écraser les émotions, les sensations, tout comme il peut révéler, mettre en lumière.  

A partir des influences qui ont nourri les danses hip hop et les danses urbaines, la chorégraphe cherche à faire coïncider ce que porte un mouvement et ce qui meut les individus. L’attitude, la base technique, l’enchaînement codifié sont des éléments recomposés pour exprimer le corps intérieur, ce qui ne passera pas par le langage. En tant que chorégraphe, Marie Phliponeau, essaie de développer une danse qui échappe aux catégories de la puissance, de la force, de la performance technique. L’expression passe par ce qui fait la fragilité, ce qui affleure à la surface des corps, ce qui pourrait disparaître si la maîtrise technique devenait toute puissante.    

La compagnie To Mix Or Not travaille avec des artistes professionnels et non-professionnels. Les danses issues de l’urbanité ont pour caractéristique de convier chacun à la danse, de puiser dans la créativité de chacun. C’est donc un axe fort du travail de la compagnie qui cherche à travailler avec un large spectre de publics.

Le premier axe de travail de la compagnie porte ainsi sur la contemporanéité des danses urbaines et leur écriture chorégraphique :

- en quoi interrogent-elles le présent, l’ici et le maintenant ?

- quels potentiels ces danses renferment-elles pour connecter l’individu à lui-même et aux autres ?

- où est leur part d’universalité au-delà de leur ancrage historique, social, culturel, territorial ?

- comment s’hybrident-elles et mutent-elles au contact d’autres gestuelles, d’autres imaginaires ?

Ces questions sont au cœur des pièces chorégraphiques produites par la compagnie depuis sa création.

Le second axe de travail est celui du public. La compagnie développe des ateliers chorégraphiques en lien avec les cultures urbaines. La danse hip hop/urbaine est qualifiée de culture populaire, sans que l’on sache en quoi elle serait plus « populaire » que d’autres formes de danse. La compagnie travaille à définir cette notion en travaillant avec un éventail de public le plus large possible.

 

Partenaires


CGET - Commissariat général à l’égalité des territoires

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Conseil Départemental du Val-de-Marne

Ville du Kremlin-Bicêtre

CAF du Val - de - Marne

Collectif Curry Vavart

La Tambouille